ombre d'une famille

Le handicap : une notion aux contours multiples et complexes

 handicap

 

 

 

Tantôt confondue ou approchée par la notion de maladie, tantôt approchée par une certaine impossibilité à accomplir un certain nombre d'actes jugés élémentaires, cette notion a fait l'objet d'une clarification grâce à un ensemble de travaux menés depuis le début des années 1970.

Les études mesurant le retentissement du handicap se sont longtemps heurtées à l'imprécision inhérente à la notion de "handicap".

Une première clarification a été apportée au début des années 1990 par l'Organisation Mondiale de la Santé, sur laquelle la plupart des organismes statistiques officiels se sont fondés (notamment, dans le cas français, l'enquête Handicaps - Incapacités - Dépendance (HID) de l'INSEE).

Cette Classification Internationale du Handicap(CIH) distingue trois dimensions associées au concept de "handicap" et articulées entre elles selon une séquence logique (Organisation Mondiale de la Santé (1980) :

 

 

 

1. La déficience,

que l'on peut, en première approximation, considérer comme le retentissement physio-logique ou psychologique d'une pathologie ;
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2. L'incapacité,

ou l'expression objective des difficultés entraînées par une déficience dans la réalisation d'un certain nombre d'actes de la vie quotidienne jugés fondamentaux ;
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3. Le désavantage,

ou l'expression sociale de la présence d'une déficience ou d'une incapacité lorsque l'individu atteint se trouve dans son milieu de vie.
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Une nouvelle Classification Internationale du Handicap, la CIH-2, actualise la précédente en introduisant notamment les notions de fonctionnement et de capabilité définies dans les travaux d'Amartya SEN.


Un des problèmes majeurs posés par cette dernière classification tient dans sa complexité, introduisant à la fois des notions de contexte individuel et environnemental, qui a conduit un certain nombre de spécialistes à souligner une plus grande opacité des notions de handicap.

 

 


La loi du 11 février 2005

 

La loi pour l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005 propose la définition suivante : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

 

Cette loi apporte des évolutions fondamentales pour répondre aux attentes des personnes handicapées.

Le droit à compensation

La loi handicap met en œuvre le principe du droit à compensation du handicap en établissement comme à domicile. La prestation de compensation couvre les besoins en aide humaine, technique ou animalière, aménagement du logement ou du véhicule, en fonction du projet de vie formulé par la personne handicapée.

La scolarité

La loi reconnaît à tout enfant porteur d’un handicap le droit d’être inscrit en milieu ordinaire, dans l’école la plus proche de son domicile.

L’emploi

La loi réaffirme l’obligation d’emploi d’au moins 6% de travailleurs handicapés pour les entreprises de plus de 20 salariés, renforce les sanctions, crée des incitations et les étend aux employeurs publics. 

L’accessibilité

La loi définit les moyens de la participation des personnes handicapées à la vie de la cité. Elle crée l’obligation de mise en accessibilité des bâtiments et des transports dans un délai maximum de 10 ans.

Les maisons départementales des personnes handicapées

La loi crée les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Elles exercent, dans chaque département, une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseils des personnes handicapées et de leurs proches, d’attribution des droits ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens au handicap.